Oh putain l'épave!

Et un pavé à venir, de surcroît. Au menu, réflexions sur la vie, la morale et les relations interpersonnelles. Préparez vos petits culs.

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Je sors d’une rupture et ça fait bizarre.

Comme si je devais tout recommencer à zéro. C’est pas trop normal je crois. J’avais peut être mis trop d’espoir dans cette relation. J’avais le sentiment d’avoir construit tout le reste de ma vie autour de lui. Je suis stupide. Mais c’est pas grave. Maintenant je connais pas mal les pièges à éviter. Et du coup j’ai commencé des trucs que j’aurais jamais pensé réussir à faire avant.

  • Genre aller courir régulièrement dehors. Inattendu.

  • M’intéresser à l’e-sport sur League of Legends, ouais peut être un peu plus prévisible.

  • L’addiction à la caféine et la théine, l’alcool aussi - enfaite la boisson en général. Mais j’avais déjà de l’expérience dans le domaine.

  • Encore plus apprendre à faire des trucs de geek derrière mon pc, genre coder. Pareil, plusieurs années de pratique avant le grand reset.

  • Des fois je fais gaffe à ce que je met et je suis au prime de mon apparence. Des fois j’en ai rien à foutre et plus je ressemble à un clochard mieux je me porte.

  • De la même façon, j’ai une certaine ambiguïté entre ma libido, des désirs romantiques qui me tombe dessus et le besoin de supprimer les Hommes de ma vie.

Mais y’a quand même quelque chose de réellement notable. Je crois que je suis vraiment sortie de la dépression. J’ai plus d’idée noire, j’arrive à être détendue. Les petits trucs à la con de la vie me paraissent plus accessibles. J’en ai plus rien à foutre de grand chose - dans le bon sens du terme. Le regard des gens m’indiffèrent, je dis les choses comme je le pense. J’ai très vite repris le goût de choses.

Suffisait de jeter qu’un homme par dessus bord.

Vaut mieux en rire, sorry le T.

Une fois on m’a dit que je prenais trop de risques. Que je m’ouvrais trop aux gens, que je leur faisais confiance trop vite. Que c’est pour ça que j’ai trop souffert. Mais je comprends pas. C’est pas justement ça le but de la vie ? Genre. Essayer des choses, se casser la gueule mais au moins t’es content parce que il s’est passé des trucs. J’ai vécu des trucs de tarés et au fond de moi même si j’en ai souffert jusqu’à supplier un dieu inexistant de mettre fin à mes jours, bah en vrai au fond je crois que je l’ai voulu. Y’a plusieurs années, avant que toutes ces péripéties commencent, je m’ennuyais terriblement. Et je priais pour que quelque chose arrive dans ma vie. C’est arrivé très vite. Comme dans les films, les feuilletons à la con. J’avais l’impression d’être le personnage principal. C’était inutile mais au moins, il se passait enfin des choses. Avant j’étais timide maladive, j’avais pas vraiment d’amis. Alors oui un peu de rebondissements faisait pas de mal. Le truc c’est que ça a débordé, j’ai totalement perdu le contrôle des évènements.

Aujourd’hui il s’est passé tellement de choses que tout ce que je veux c’est que ça s’arrête. Que les choses redeviennent paisible. Pour autant, il est hors de question que je renonce à prendre des risques. Je devrais sûrement ralentir oui. Mon taux de cortisol quotidien a été sûrement un peu trop haut depuis bientôt 10 ans. Je veux pas risquer une maladie auto-immune qui sort de nulle part. Cela dit, si j’avais pas fait tout ça, si j’avais pas vécu toutes ces conneries. Je serais même pas cette personne loufoque que je suis aujourd’hui. Et ça me suffit. Et puis y’a pas que ça. Avant j’étais presque une loque humaine, je m’excusais limite de me laisser marcher dessus. Aujourd’hui j’ouvre ma gueule et j’ai presque honte de rien - à part de mon compte Strava et de ce qu’il y a dedans, j’ai pas trop de pudeur je crois. Je réclame toujours justice et revanche - je m’en fout un peu plus chaque jour de jouer au bon juge. Je suis plutôt oeil pour oeil, dent pour dent et je sais que c’est con. Mais parfois ça fait pas de mal de se faire justice soi-même.

Ma vie actuellement c’est boire des coups - y’a aucun alcool que j’aime pas. Puis lacer mes chaussures de course et aller entretenir mon corps pour je ne sais quelle raison. J’aime bien cette ambivalence qui manque de cohérence.


“A merry life and a short one shall be my motto.”

A dit un grand pirate. Profond.


Citation de pirate très stylé

Je n’applique aucune notion de spiritualité, je n’ai pas de conviction religieuse. Après avoir vécu des abus, des situations qui n’avaient aucun sens, je ne sais même plus ce qui est bien ou mal, ni quel intérêt il y a à faire le bien. Je doute que le karma existe réellement. On peut s’efforcer de faire le bien et souffrir toute sa vie, en voyant des ordures grimper de réussites en réussites. Y’a pas de morale, y’a pas de karma. En tout cas si ça arrive c’est que c’est une heureuse coïncidence. Cela dit, c’est un énorme plaisir d’aider - avec le peu de pouvoir qu’on a, les mal-aimés, les marginaux, les personnes en difficulté. Ou simplement un proche; Parce que c’est ce que j’aurais aimé qu’on fasse pour moi. Rendre justice soi-même pour soi et pour ceux qui comptent pour nous. Ou encore ceux qui le méritent.

C’est à priori ma seule boussole morale. A mesure que le temps passe et que j’essuie d’énièmes déceptions, j’ai de moins en moins de scrupule à agir avec plus d’égoïsme. Est-ce que cela fait de moi une mauvaise personne ?

Pour autant, si je me montre égoïste et impitoyable envers les personnes imbues d’elles-mêmes qui ne considèrent pas leur prochains avec respect; et que cela fait de moi une mauvaise personne. Eh bien, je l’accepte et ça me suffit amplement. C’est ma seule et unique morale.


Vous vous attendiez à une leçon de vie ? Des conseils ? Ah non, non. On fait pas ça ici.

Tu t'es fais rickroll mon brave.